Après une réunion-marathon qui a duré plusieurs heures, le ministre de la Santé et les médecins résidents sont finalement tombés d’accord sur l’essentiel des points qui constituaient un blocage jusque-là.

Selon les premiers éléments en notre possession, presque toutes les revendications des médecins résidents ont été satisfaites. En dehors du service civil qui n’est pas supprimé, mais qui a été largement remanié, le ministère de la Santé a accepté d’accorder
aux médecins résidents un statut particulier qu’ils réclamaient jusque-là depuis 2011. L’Etat a accepté également de réduire la durée du service civil pour toutes les spécialités et selon les zones. En plus, les autorités ont promis de prendre en compte, dorénavant, le regroupement familial pour les couples mariés lors des affectations dans les zones
d’activités. A cela, il faut ajouter l’engagement qui est pris d’établir une prime allant de 20000 à 60 000 pour chaque médecin résident affecté dans une région éloignée du pays.

Même le lancinant problème du service national a été pris en charge. Si elle n’est pas abrogée, cette obligation sera désormais prise en compte dans la durée du service civil passé. Ainsi, les hommes qui seront obligés d’accomplir le service militaire, verront la période d’un an réduite de leur service civil. Le ministère de la Santé a également accepté un nouveau calendrier pour le passage des examens de DEMS (Diplôme d’étude médicales spécialisées ).

Des médecins résidents que nous avons contacté par téléphone ont exprimé une relative satisfaction même s’ils reconnaissent avoir fait des concessions. Le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui a indiqué, quant à lui, être « optimiste » quant à la suite des événements. Il faudra juste attendre que les médecins tiennent mardi les Assemblées générales pour décider de la suite à donner à la grève qu’ils observent depuis 5 mois.

Said Sadia