L’ancien activiste du parti islamiste dissout le FIS, Abdelouahab Boukhezouha, jette un véritable pavé dans la mare. Dans ce témoignage exclusif filmé par Algeriepart, il raconte comment il a été approché par plusieurs intermédiaires dépêchés à Paris par le général Khaled Nezzar, l’ancien ministre de la Défense nationale, pour lui proposer un marché unique en son genre : 300 millions de francs français en échange du retrait de sa plainte pour crimes contre l’humanité déposée au niveau des juridictions suisse et française.

Cet ancien interné des camps du sud des années 90 explique les raisons qui l’ont poussé à entamer des poursuites judiciaires à l’étranger contre l’un des artisans de l’interruption du processus électoral en 1991. Mais le projet islamiste n’est-il pas porteur de violences dangereuses pour l’avenir de l’Algérie ? L’intégrisme religieux n’est-il pas constitutif de l’identité même du FIS ? Notre interlocuteur répond à ces questions dans cet entretien mené sans aucune langue de bois :