Après plus de deux ans passés derrière les barreaux, Slimane Bouhafs a été finalement libéré samedi. Incarcéré à la prison de Sétif depuis 2016 pour « offense au prophète » après des publications sur sa page Facebook, l’ancien fonctionnaire de la présidence de la République a été condamné, en première instance à 6 ans de prison ferme. Une peine confirmée en appel.

La condamnation a suscité une levée de boucliers de la part des défenseurs des droits de l’Homme. La polémique est alimentée par le fait que l’homme se déclare publiquement comme chrétien reconverti. Une situation qui a également suscité les critiques des organisations internationales lesquelles avaient dénoncé une persécution des non-musulmans en Algérie.

Sur sa page Facebook, Slimane Bouhafs a publié des photographies montrant le Prophète Muhammed (QSSSL) caricaturé à volonté. Ses adversaires disent que “c’est une ligne à ne pas franchir”, tandis que d’autres estiment que Bouhafs a le droit de critiquer la religion. Il est tombé sous le coup de la loi qui protège la religion musulmane et interdit “l’offense au Prophète”. Une disposition contenue dans le Code pénal.

Saïd Sadia