La baisse drastique et impressionnante des prix du baril du pétrole n’est pas du tout une mauvaise nouvelle pour l’Algérie. Au contraire, il faut s’en réjouir ! C’est du moins ce qu’estime Ali Haddad, patron des patrons algériens, dans un entretien accordé à l’édition africaine du magazine français Le Point. 

“L’Algérie est dans une période charnière où son modèle économique est en pleine mutation avec une émergence sans précédent du secteur privé. Le FCE se réjouit de la baisse des prix du baril, car elle accélère les reformes en cours et dope le secteur privé”, a-t-il dit dans cette interview où il revient en détail sur l’actualité économique de notre pays.

“L’Algérie est la quatrième économie du continent africain avec des gisements d’opportunités importants qui ne sont pas encore exploités. L’immensité du pays et la taille de sa population (40millions) en font par exemple un des plus gros marchés méditerranéens pour le développement des technologies de l’information et de la communication. On le sait peu, mais l’Algérie est l’un des rares pays en Afrique à disposer de plusieurs milliers de kilomètres de fibre optique. Par exemple, la route transsaharienne qui relie Alger à Tamanrasset sur 3 000 km sera totalement équipée en fibre optique”, a tenté de convaincre le premier responsable du FCE qui veut inciter les étrangers à miser sur l’Algérie et son marché.

“Le FCE représente 4 000 chefs d’entreprise, 7 000 entreprises, 300 000 employés, 4 000 milliards de dinars de chiffre d’affaires (40 milliards de dollars). Le statut d’association, qui correspondait à une étape et à un contexte particulier, a indéniablement enrichi le paysage associatif par la qualité des contributions du FCE et la force de ses propositions”, a expliqué encore Ali Haddad selon lequel la jeunesse est la priorité de son mandat à la tête du FCE. C’est pour cette raison qu’il a procédé à la création de JIL FCE.