Au cours de l’année 2017, l’Algérie s’est classée avec l’Égypte, le Maroc, le Botswana et la Côte d’Ivoire parmi les cinq premières destinations d’investissement en Afrique, souligne un rapport très détaillé réalisé par Quantum Global Research Lab.

Cet organisme est un groupe de sociétés international actif dans les domaines du capital investissement, de la gestion des investissements, de la recherche macro-économique et de la modélisation économétrique. Quantum Global Research Lab vient de rendre public les résultats de son « Africa Investment Index 2018 » (indice d’investissement en Afrique pour 2018). Si l’Algérie s’en sort très bien dans ce classement, elle demeure, néanmoins, largement distancée par son voisin le Maroc, qualifié de pays le plus attractif en Afrique.

Le Maroc se classe premier en raison de sa croissance économique soutenue, d’un positionnement géographique stratégique, de la hausse de son investissement direct étranger, des niveaux de sa dette extérieure, de facteurs liés à son capital social et d’un environnement d’affaires généralement favorable, souligne-t-on dans l’Africa Investement Index 2018 (AII). Dans ces domaines, l’Algérie peine encore à rivaliser avec son voisin et concurrent direct le Maroc.

Le professeur Mthuli Ncube, Directeur général du Quantum Global Research Lab, a expliqué à ce propos que  « malgré les améliorations de la production et des prix du pétrole, les économies africaines se tournent vers la diversification pour stimuler le développement industriel et pour attirer les investissements sur des secteurs stratégiques autres que le pétrole ». « Le Maroc a attiré des flux de capitaux étrangers avec régularité, en particulier dans les secteurs de la banque, du tourisme et de l’énergie et grâce au développement de son industrie », indique-t-il encore.

D’après des données récentes issues du Contrôle des changes marocain, le Maroc a attiré près de 2,57 milliards de dollars d’investissement direct étranger (IDE) en 2017, soit une hausse de 12 % par rapport à 2016. Le pays est reconnu comme étant l’un des meilleurs marchés émergents pour l’investissement à l’étranger. Les investisseurs internationaux se tournent vers un large éventail de secteurs, notamment l’énergie, les infrastructures, le tourisme et les TIC, entre autres.

L’amélioration de son profil de risque conjugué à des liquidités importantes, à son environnement d’affaires, à sa démographie et à son capital social ont placé l’Algérie en troisième position dans la deuxième édition de l’AII. Notre pays a tout de même un sérieux retard à rattraper pour rafler la mise au « voisin-ennemi » le Maroc. Il faudra, désormais, retrousser les manches pour convaincre les investisseurs étrangers de placer leurs devises dans les projets à réaliser dans notre pays.