C’est une bien triste histoire que nous livrent Anissa et Mohamed BOUCHENAFA à propos de leur fille Marwa, jumelle de Safa 2 ans.

Victime d’un virus foudroyant qui a causé de sévères troubles neurologiques et la défaillance de plusieurs organes dont le cœur, la petite Niçoise avait été placée en coma artificiel et une réunion éthique du service hospitalier avait proposé à l’unanimité de suspendre tout autre soin que ceux de confort et de débrancher l’appareil de respiration artificielle.

Ses parents avaient déposés un recours à la justice pour contrer les médecins et le tribunal administratif de Marseille a ordonné, le 16 novembre 2016, qu’un collège de trois médecins examine la fillette.

L’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) avait déjà contesté devant le Conseil d’État une décision du tribunal administratif de Marseille. Ce dernier avait jugé le 7 février 2017 que la décision d’arrêt des traitements était «prématurée car prise au terme d’un délai qui n’était pas suffisamment long pour évaluer, de manière certaine, l’inefficacité des thérapeutiques en cours et la consolidation de l’état de santé de l’enfant».

Marwa a été admise à l’hôpital La Timone à Marseille sous assistance respiratoire et risque d’être débranchée et perdre la vie, malgré les progrès et les améliorations visibles depuis son admission.

Elle a besoin de temps pour réussir à respirer par elle-même, car elle a subi des traitements lourds qui n’ont pas porté leurs fruits notamment huit séances de plasmaphérèse consécutives, ce qui l’a visiblement épuisée.” révèle son père.

 

Il s’agit de l’un des premiers cas d’enterovirus grave que l’hôpital rencontre, et les solutions proposées pour y faire face ne sont pas tout à fait maitrisées…

Si Marwa a été transférée par l’hôpital Lenval de Nice à La Timone, c’est parce que ce dernier regroupe les meilleurs médecins et personnels qualifiés de la région ce qui en fait un hôpital saturé au vu des prises en charges de cas extrêmement difficiles.

De ce fait, l’hôpital la Timone rencontre de sérieux problèmes budgétaires, lui imposant de travailler dans l’urgence et le plus rapidement possible afin de libérer des places.

Seulement Marwa a besoin de temps…

Alors, les parents de la petite Marwa, multiplient les actions pour se faire entendre, plus de 210 000 signatures ont été recueillies sur une pétition en ligne pour interpeller le président Macron.

Ils demandent qu’une IRM puisse être réalisée pour juger l’état de leur fillette, et que des médecins chinois, proposant une thérapie à l’aide de cellules souches, soient autorisés à l’opèrer dans un hôpital français. Mais le corps médical français s’y refuse…

Hier, dimanche 25/03/2018, une manifestation a été organisée devant les grilles de l’hôpital de la Timone à Marseille.

Des voix s’élèvent déjà pour donner une dimension d’ordre discriminatoire en rapport avec l’origine maghrébine de la famille de la petite Marwa… Il serait dommage que des considérations racistes puissent entraver le droit à la vie d’un enfant quelle que soit son origine.