Avec la rareté des ressources énergétiques à exporter, la Sonatrach se cherche une meilleure voie qui lui permettra de réduire la facture d’importation des dérivés du pétrole. A commencer par les carburants qui coûtent à l’Etat plus de 5 milliards de dollars par an.

A défaut de pouvoir construire des raffineries dans le pays, Sonatrach préfère en acheter à l’extérieur du pays. Aller vite semble être donc le choix des dirigeants de la compagnie nationale des hydrocarbures.

“Nous avons lancé un projet pour voir la possibilité d’acheter une raffinerie à l’étranger”, a en effet affirmé Abdelmoumen Ould-Kaddour dans un entretien accordé à l’agence officielle. Le projet est en “stade des négociations”, a-t-il indiqué.

Dans une récente intervention publique, le dirigeant de la Sonatrach avait déjà laissé entendre que sa société allait acheter une raffinerie en Italie. Il s’agit d’une installation quelque peu vétuste et en cessation d’activités que la compagnie nationale compte reprendre pour un prix apparemment dérisoire.

Certains observateurs s’interrogent par contre sur l’efficience d’une telle initiative. Car, le prix de l’acquisition, ajouté à celui de l’exploitation, puis de l’exportation vers l’Algérie, reviendrait apparemment autant cher qu’une importation pure et simple.

En attendant, Sonatrach est entrain de construire cinq raffineries. L’une est située à Sidi R’zine, près d’Alger, une autre à Arzew à Oran. Deux autres sont situées respectivement à Skikda et Adrar. Mais cela ne semble pas suffire à couvrir les besoins nationaux en carburants. Actuellement, plus de 45% de ces besoins sont importés. Cela représente près de 5 milliards de dollars par an.