Les sénateurs, députés et anciens ministres algériens n’ont pas eu droit à un traitement de faveur lors de leur passage à l’aéroport de Genève en Suisse. Les autorités suisses ont été intraitables avec une forte délégation d’officiels algériens venus participer aux travaux de la 138 ème assemblée de l’union Interparlementaire (UIP). 

Aucun traitement VIP n’a été accordé à plusieurs sénateurs, députés et anciens ministres algériens lors de leur arrivée hier vendredi après-midi  à l’aéroport de Genève, a-t-on constaté de nos propres yeux. L’ancienne ministre de la Culture, Nadia Labidi et plusieurs de ses collègues sénateurs ou députés issus de plusieurs formations politiques composant le pouvoir algérien ont été contraints par les agents de l’aéroport de Genève de faire la queue comme tout le monde. En dépit de leurs passeports diplomatiques ou statut politique, ces élus ou dirigeants algériens ont été traités comme de simples mortels ne jouissant d’aucun privilège. Les agents de la Police suisse de l’Aéroport de Genève ont pris tout leur temps pour contrôler les documents de la délégation algérienne. Cette scène s’est déroulée sous les regards médusés des voyageurs algériens habitués « aux protocoles » qui permettent à leurs hauts responsables de se croire au-dessus de tous leurs compatriotes.

Signalons enfin que la délégation algérienne s’est déplacée à Genève pour faire partie des 740 parlementaires représentant de 137 pays afin de prendre part à l’ouverture ce samedi à Genève à la 138 ème assemblée de l’union Interparlementaire (UIP). La question clé de cinq jours du forum sera pour la protection des réfugiés et des migrants.

Selon nos informations, la délégation algérienne a été conduite par Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la Nation, et Djamel Bouras, le député FLN de l’immigration et vice-président de l’APN.