C’est une décision qui en dit long sur l’impact de la crise financière sur les finances du pays. Les autorités algériennes viennent de décider de reprendre exploitation du pétrole au nord du pays. Sonatrach va bientôt entreprendre des opérations de forage et d’exploration de plusieurs champs situés dans la wilaya de Bouira. 

Ces forages concerneront les puits historiques d’Oued Guetrini de Dirah (Sud de Bouira).  Le champ d’Oued Guetrini est le premier gisement pétrolier historique de l’Algérie, car il a été découvert en 1948. Lors d’une visite de travail à Bouira du ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, il a été révélé qu’il « existe dix puits qui sont actuellement en exploitation ».

Le champ pétrolier d’Oued Guetrini de Dirah produit actuellement une quantité de cinq tonnes de pétrole par jour. Pour le renforcement de la production, Mustapha Guitouni a annoncé que quatre opérations d’acidification et de réhabilitation de 10 puits (sur un total de 27) seront entreprises, dans une première étape, pour évaluer les résultats et la production.

L’expédition du brut s’effectue par citernage vers le centre de stockage DRT (SP3) de la ville de M’Sila, puis vers le centre de Mansoura pour son transfert à Béjaia, selon les détails recueillis sur place.

Les  investissements prévus au niveau de ce champ pétrolier pour la période allant de 2018 à 2022 sont de l’ordre de 646 millions de dinars, soit près de 7 millions de dollars, dont 233 millions de dinars pour 2018, ont précisé les responsables du projet au ministre.

Guitouni, qui inspectait ce champ pétrolier historique, a exprimé son optimisme quant à l’avenir de ce projet, qui, a-t-il dit, apportera beaucoup de bien pour l’Algérie. « Il y’a de bonnes perspectives pour les projets de forage et d’exploration pétrolière dans notre pays », a-t-il dit enfin tout en rappelant que ces opérations de forage et d’exploration pétrolière touchent aussi les wilayas d’Ain Defla et Tiaret, où les projets avancent bien et cela apportera plus d’intérêt pour l’Algérie, a-t-il tenté d’assurer en dernier lieu.

Avec ces nouveaux forages l’Algérie espère récupérer de nouvelles sources d’exportation des hydrocarbures pour gagner encore des devises en cette période de crise financière marquée par les déficits budgétaires.