Dans sa volonté de tout privatiser, le gouvernement ne laisse aucun secteur de coté. Même les services d’Etat-civil vont être proposés à la «coopération » publique-privée. C’est ce qu’annonce le ministère de l’intérieur qui travaille sur l’élaboration d’une loi dans ce sens.

Un texte réglementaire « a été élaboré deux ans après l’entrée en vigueur, fin 2015, du décret présidentiel (15-247) portant nouveau code des marchés publics et de délégation de service public dans l‘objectif d’amener les gestionnaires locaux à bien choisir le mode de gestion des services publics et de bien négocier leurs contrats pour que la collectivité ne perde pas », a précisé le Directeur général des Ressources humaines, de la formation et des Statuts au ministère de l’intérieur, Abdelhalim Merabti.

L’objectif de cette loi étant de pouvoir céder des protestations à des opérateurs privés « au profit des citoyens ». Ce dispositif entre également dans l’objectif de pousser les collectivités locales à trouver de nouvelles formes de financements en dehors des aides de l’Etat.

Le responsable du ministère de l’Intérieur n’a pas précisé si les citoyens seront amenés à payer donc les prestations entrant dans ce domaine. Mais tout porte à croire que cela est envisageable. Signalons enfin qu’aucune précision n’a été fournie concernant les domaines qui seront soumis à ce régime.

Saïd Sadia