Le secteur de la santé, en plein chaos avec la grève des médecins résidents depuis 4 mois, sera encore un peu plus malmené avec l’entrée en grève du Collectif Autonome des Médecins Spécialistes Algériens(CAMSA).

le CAMSA avait volonté de créer un syndicat représentatif ” à la hauteur des défis que jalonnent notre parcours dans le secteur de la santé”

Pour cela les représentants de la CAMSA ont sollicités les pouvoirs publics pour exercer leur droit syndical, qui passe impérativement par une assemblée générale constitutive comme le stipule la loi 90-14 du 02 Juin 1990.

Les demandes, déposées à la Wilaya de Tipaza et de Constantine, ont tout simplement été rejetées et ce sans que cela soit signifié par un écrit officiel !

Les représentants du CAMSA, qui affirment s’organiser dans les établissements sur tout le territoire national, n’acceptent pas cette mesure discriminatoire et dénoncent les entraves à l’élan de leur mouvement pour le bien commun.

Contactés par Algeriepart, certains médecins spécialistes ont mis en avant la nécessité de créer un syndicat autonome pour remplacer les syndicats actuels agréés qui, coupés de la réalité et des revendications des médecins spécialistes pour l’intérêt premier du malade, sont dans l’incapacité de redresser une situation dont la réalité est incarnée, pour prendre exemple, dans la récente réapparition de maladies moyenâgeuses…

Ce droit leur étant confisqué, le CAMSA a décidé, dans un communiqué datant du 19/03/2018, de rejoindre le mouvement des médecins résidents, et a appelé à une grève cyclique de 2 jours à partir du 27/03/2018.

Toutefois, le communiqué du CAMSA appelle ses adhérents au respect rigoureux du service minimum.

Les autres revendications du CAMSA résident en l’implication de tous les acteurs de la santé dans la nouvelle réforme du secteur, la révision de leur statut et l’amélioration de leur conditions de travail et de sécurité au niveau des hôpitaux. Le CAMSA indique rester ouvert entre temps au dialogue.

Les conflits ne cessent de prendre de l’ampleur dans le secteur de la santé sans aucune perspective de solution pérenne.

Les algériens espèrent une médecine de qualité et un hôpital à même de prendre en charge notre bien le plus cher : notre santé.

Que va faire le Ministre de la santé Mr HASBELLAOUI ?

A suivre…