Une nouvelle action de protestation pacifique des médecins résidents vient d’être réprimée par les services de sécurité à Alger. Des dizaines de médecins ont été interpellés et violemment embarqués par la police dans des camions devant la Faculté de Médecine « Ziania » de Ben-Aknoun.

Ces médecins résidents ont été, par la suite, dispatchés et relâchés au niveau de plusieurs commissariats de la Capitale : Zéralda, Khraïssia, etc.

Les manifestants ont été privés également de leurs  téléphones et leurs papiers d’identité ont été saisis par la police. Selon des sources oculaires, on déplore plusieurs blessés parmi les médecins résidents interpellés à l’image de la déléguée Meriem Hadjab.

La coordinatrice du Collectif autonome des médecins résidents Algériens (CAMRA) a été blessée lors de son arrestation. Les policiers ont refusé de l’emmener à l’hôpital comme il est montré dans cette vidéo tournée de l’intérieur d’un camion de police :

 

 

Soulignons que cette action de protestation des médecins résidents visait à soutenir leurs collègues qui boycottent les examens du DEMS d’ophtalmologie. Il faut savoir que le CAMRA avait annoncé que la majorité des médecins résidents relevant de différentes facultés de médecine nationales ont approuvé le « boycott des épreuves du Diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS), dont la date avait été fixée du 18 mars au 12 avril 2018 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ».

Le CAMRA a décidé également de maintenir son mouvement de grève, entamé depuis près de 4 mois, jusqu’à satisfaction de toutes ses revendications par les ministères concernés ».

Dans une déclaration à la presse samedi, en marge de la Conférence nationale des universités, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar a affirmé que « le ministère maintient la date fixée préalablement pour les épreuves du DEMS », indiquant que les médecins résidents concernés « doivent assumer pleinement leur responsabilité ».