L’expulsion des migrants continue de choquer les organisations internationales de défense des droits de l’Homme. C’est le cas de la fédération Internationale des Droits de l’Homme qui a dénoncé une nouvelle campagne de renvoi de migrants.

« Selon les informations qui ont pu être obtenues, plus de 280 personnes ont été arrêtées, dont 12 enfants. Les organisations se trouvant sur le terrain confirment que les arrestations se sont déroulées de manière arbitraire, par des agents des forces de l’ordre en civil et en uniforme. Les arrestations ont été effectuées au faciès, sans qu’aucune procédure ne soit respectée », indique en effet la FIDH dans un communiqué diffusé ce samedi.

Plus grave que cela, l’organisation de défense des Droits de l’Homme évoque des personnes « abandonnées en plein désert dans la zone frontalière au sud du pays pour les inciter à quitter le territoire » et de « plusieurs centaines de personnes n’ont d’autre solution que de rejoindre à pied le Niger ou le Mali où les associations tentent de leur apporter secours ». « De nombreux témoignages font état de renvois forcés à la frontière non seulement nigérienne, mais également malienne, et ce en l’absence de tout accord de la part du Mali de réadmettre ces personnes », ajoute l’organisation.

Les autorités algériennes sont sommées de s’expliquer. « Les conventions internationales et même la loi 08/11 relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie sont bafouées », dénonce la FIDH. Des opérations de « reconduites » aux frontières sont régulièrement organisées par les autorités algériennes. Mais aucune communication officielle n’existe à ce sujet.