Les relations algéro-marocaines ont été au cœur de la 4e édition marocaine du Crans Montana Forum, organisée du 15 au 20 mars à Dakhla sur le territoire du Sahara Occidental. 

Et c’est l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, qui a commenté de nombreux problèmes provoquant depuis des années une véritable guéguerre froide et médiatique entre l’Algérie et le Maroc. Fidèle à ses habitudes, l’ancien Président français a renouvelé son soutien au Maroc tout en clamant que la vision marocaine est la meilleure pour l’avenir de toute la région du Maroc.

Et même si Sarkozy a appelé l’Algérie et le Maroc à s’asseoir autour d’une table pour trouver « des solutions adéquates », Il n’a pas hésité à  qualifier de « crédible et sérieux » le plan d’autonomie présenté par le Maroc pour solder le conflit plus que quarantenaire autour du Sahara Occidental, un territoire en attente de décolonisation selon les instances de l’ONU.

« Il faut que les deux puissances régionales s’assoient autour d’une même table. Le plan d’autonomie du Maroc est crédible. Ma présence ici à Dakhla a une signification, un appui au Maroc », a souligné l’ancien président français, Nicolas Sarkozy qui ne reconnaît aucune légitimité au combat pour la liberté et l’indépendance mené depuis des années par la population du Sahara Occidental. « Je pense au projet mis sur la table depuis 2007 par le Maroc et je le dis avec respect: il faut s’asseoir autour d’une table car il s’agit du développement économique et de la paix », a exhorté l’ancien chef de l’Etat français.

Ce dernier a critiqué, par ailleurs, la fermeture des frontières algériennes avec le Maroc depuis 1994. Une décision qu’il qualifie de « regrettable ». « Je connais les efforts de mes amis marocains (pour la réouverture de la frontière, ndlr), mais on est tous trop petits pour s’en sortir tous seuls, on doit travailler ensemble », a expliqué Nicolas Sarkozy qui fait porter ainsi le chapeau à l’Algérie au sujet des blocages paralysant la région du Maghreb.  « La force c’est dans l’action commune. Il faut édifier ce marché en facilitant la circulation des biens, des personnes, des travailleurs et des étudiants, comme nous l’avons fait en Europe », a-t-il dit enfin.