Après avoir interpellé publiquement les concessionnaires automobiles, le ministère de l’Industrie passe à l’acte. Il a publié, mercredi, les prix de sortie d’usine des véhicules « assemblés » ou montés en Algérie. Et la première chose qui saute aux yeux est l’écart impressionnant qui existe entre les prix de revient et les prix de vente. Des écarts choquants notamment chez Renault Algérie, Volkswagen et KIA. Hyundai est le seul constructeur qui impose aux Algériens une marge acceptable.

Ainsi, à titre indicatif, le prix de sortie d’usine de la Dacia Sandero “Stepway” Diesel 1.5 est de 149 millions. Son prix de vente est de 1 830 000 DA (183 millions de centimes). La marge est donc de plus de 300 000 DA. La Renault Symbol  La Symbol Essence 1.2 D12 est à 114 millions alors que son prix de vente atteint 150 millions de centimes. La marge est donc de 350 000 DA.

Les écarts entre les prix de sortie d’usine et ceux de vente sont encore plus énormes chez Volkswagen. Ainsi, la Ibiza Sol est réceptionnée à  1,65 millions de dinars pour être cédée à  2,2 millions de DA. L’écart est presque de 600 000 Dinars. Le même constat a été dressé chez la Golf, dont le coût de montage et de fabrication est de  249 millions de centimes avant d’être cédée à plus de 3 millions de dinars. Le gain est donc de plus de 500 000 DA. Cet écart peut aller jusqu’à 2 millions de DA pour la Golf Carat, dont le prix de sortie d’usine est de 3,6 millions de DA.

Chez Kia, l’écart dépasse également 400 000 DA par véhicule. C’est le cas de la Picanto dont le prix de revient est fixé à 1,41 millions de dinars DA qu’elle est vendue aux citoyens à plus de 1,8 millions de dinars.

Avant de donner une justification publique à ces marges excessives, les autorités vont probablement sévir. Surtout que selon le code des marchés, la marge bénéficiaire ne doit pas dépasser 10 à 15% du prix de revient ou d’achat !