« Le président de la République est au courant de tout ce qui se passe dans le pays ». Après le diplomate Lakhdar Brahimi, voici donc le secrétaire général du FLN, Djamel Ould-Abbès qui participe à ce qui s’apparente à une nouvelle campagne visant à réhabiliter l’image du chef de l’Etat.

Lors d’une rencontre organisée samedi en l’honneur des femmes de son parti, Djamel Ould-Abbès remet une couche au sujet de l’état de santé du chef de l’Etat. Pour le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Bouteflika est « au courant de tout » et suit « au moindre détail » ce qui se passe dans le pays. La preuve ? Le secrétaire général du FLN en donne la fin de la grève des enseignants. Autant dire donc que contrairement aux craintes de l’opinion publique, le chef de l’Etat est « en possession de ses moyens intellectuels ».

La veille, c’est le diplomate Lakhdar Brahimi qui a apporté de l’eau au moulin des partisans du chef de l’Etat. L’homme qui rencontre souvent Abdelaziz Bouteflika, révèle que ce dernier est « le est le seul décideur » dans le pays. « Le Président jouit de toutes ses facultés mentales et intellectuelles. Sa mémoire est très forte et c’est lui qui me rappelle, parfois, des dates et des personnes. Hormis sa voix éteinte, il est en bonne santé. Il gouverne, gère et suit les dossiers et les affaires du pays », affirme le vieux diplomate au site arabophone Algérie diplomatique.

Ces deux sorties convergent donc vers une seule et même conclusion : il n’y a pas de vacance de pouvoir en Algérie et contrairement aux rumeurs le donnant comme affaibli, Abdelaziz Bouteflika est « en parfaite santé ». Peut-il donc continuer à gouverner ? Apparemment oui si on se fie à nos deux vieux routiers des arcanes du pouvoir algérien. Peut-il briguer un autre mandat ? Les deux ne le disent pas. Mais la suggestion est à peine voilée.

Saïd Sadia