Après un « repos » de quelques mois, les associations activant dans le cadre des cultes non musulmans se plaignent à nouveau des pressions des autorités. Des salles de prière ainsi que des églises ont été fermées dans plusieurs régions du pays. Et malgré le « démenti » du ministre des affaires religieuses, l’église protestante d’Algérie a publié un communiqué où elle dénonce des intimidations.

« Nous, Église Protestante d’Algérie (EPA), exprimons nos vives inquiétudes à la suite de la fermeture de plusieurs de ses lieux de culte par les autorités et dénonçons les intimidations de tout genre dont font l’objet actuellement ses membres et les communautés qui lui sont rattachées », indique, en effet, un communiqué de l’église protestante d’Algérie, reconnue officiellement depuis 1994.

Le document rappelle que  des salles de prières et des églises ont été définitivement fermées à Ouargla, Béjaïa, Oran et Tizi-Ouzou. «La menace de fermeture pèse sur toutes les communautés de l’EPA », rappelle l’EPA. Pour cette organisation, les fermetures ne se limitent pas aux lieux de culte. Même des biens appartenant à des citoyens chrétiens sont concernés. C’est le cas d’une librairie et d‘une ferme d’élevage à Oran.

L’EPA rappelle qu’elle a « procédé dans les délais à la mise en conformité de ses statuts à la loi de 2012 mais sans recevoir, à ce jour, de récépissé ».

Le ministre des Affaires Religieuses et des Waqfs, Mohamed Aïssa a démenti la semaine passée la fermeture de lieux de culte protestants.

Saïd Sadia