Le Haut Conseil Islamique (HCI) tire la sonnette d’alarme : il y a trop, mais vraiment trop de cas de divorce en Algérie ! En 2017, près de 70 mille divorces ont été prononcés par les tribunaux algériens. Ce qui fait réagir le HCI selon lequel le facteur de cette croissance inquiétante du divorce dans notre pays est le recours intempestif des algériennes au khol’â. 

Pour rappel, le Khol’â est une procédure par laquelle l’épouse peut se séparer de son conjoint sans accord de ce dernier et sans motifs, par le versement d”une somme à titre de réparation comme il est prescrit dans la religion musulmane. A la veille du 8 mars, le président du HCI, Bouabdallah Ghlamallah, ancien ministre des affaires religieuses, a accusé les femmes de recourir intempestivement à cette procédure sans tenir compte des conséquences néfastes sur la société.

“Personne ne voudra après d’une femme qui fait le Khol’â”, a déclaré publiquement le président du HCI lors d’une conférence organisée mercredi à ce sujet. Ces déclarations ont été appuyées par des “experts” invités par le HCI qui ont chargé également les algériennes en les faisant passer pour les principales responsables de cette évolution négative et dangereuse du divorce en Algérie comme il est expliqué dans cette vidéo tournée par l’agence de presse officielle l’APS.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=j0fjvLrlJOQ

Le HCI a annoncé aussi qu’il tiendra une réunion vers la fin mars “pour débattre de ces deux sujets et élaborer des recommandations à soumettre aux services du  Gouvernement”. Le président du HCI a fait savoir qu’il envisage de presser le gouvernement  pour renforcer “les séances de conciliation entre époux au niveau du tribunal”.

L’objectif fixé est de procéder à “l’élargissement du champ de conciliation entre époux” pour rendre cette procédure juridique “obligatoire” dans le but de limiter les dégâts du recours excessif au Khol’â.