Les travailleurs du groupe médiatique de Ali Haddad sont en colère. Cela fera bientôt quatre mois que plus de 300 salariés n’ont pas perçu leurs salaires. Des journalistes que nous avons contacté expriment leur ras le bol et ne savant pas à quel saint se vouer.

La situation des travailleurs du groupe médiatique de l’un des hommes les plus riches du pays est dans le rouge. Depuis décembre, ils n’ont pas perçu leurs salaires. « Nous ne comprenons rien. L’argent rentre, mais les salaires ne sont pas versés », nous a révélé un journaliste qui travaille dans le groupe qui comprend Dzaïr TV, Dzaïr News TV et le quotidien Le Temps d’Algérie. L’agacement est d’autant plus grand que durant des mois, les salaires étaient versés au bout de deux mois de retard. Mais depuis 4 mois, aucun salaire n’est versé et la situation ne semble pas près de changer. « La direction ne communique jamais. Nous n’avons aucune information concernant notre avenir », s’indigne un journaliste expérimenté.

L’absence des salaires n’est pas le seul motif de la détérioration de la situation au sein du groupe Haddad. Le directeur de la Rédaction du journal le Temps d’Algérie et de Waqt el-Djazaïr, Hacen Moali, aurait été limogé, selon des sources internes au groupe. Le motif du licenciement serait lié à la « liberté de ton » dont a fait preuve le journaliste ces derniers mois. Le concerné n’est pas encore joignable.

Par ailleurs, des rumeurs diffusées parmi le personnel du groupe font état de la volonté de la direction du groupe médiatique d’Ali Haddad de se séparer de certains journalistes et techniciens de l’entreprise. On parle de dizaines de salariés qui vont se retrouver au chômage d’ici quelques semaines.

Saïd Sadia