Malgré les assurances des autorités, les interdictions de quitter le territoire national n’ont jamais cessé. Le principal responsable de  la coordination nationale de défense des droits des chômeurs (CNDDC), un puissant mouvement de la société civile à Ouargla au sud du pays, Tahar Belabbas, en a fait les frais.

Pour le seconde fois en une semaine, Tahar Belabbas a été refoulé de l’aéroport international d’Alger. Invité à se rendre au Brésil pour participer au Forum social mondial, le militant des droits des chômeurs s’est fait signifier qu’il est interdit de quitter le pays. Pourtant, le jeune homme est muni d’un passeport valable, d’un visa et d’un billet d’avion. Un acte que des militants des droits de l’Homme ont vigoureusement condamné.

Tahar Belabbas n’est pas sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire national, un avis que seul le juge peut donner. Et même la justice ne peut s’octroyer ce droit à vie, puisque la condamnation doit être circonscrite dans le temps.

Après la dissolution de l’ancien DRS, les autorités ont affirmé que les interdictions de quitter le territoire national ne pouvaient être émises que par un juge d’instruction. Une promesse qui n’est pas tenue !

S. Sadia