Confronté à des difficultés liées notamment à l’impossibilité de transférer des fonds à l’étranger, Cevital, le premier groupe privé algérien, a été contraint de céder les aciéries Lucchini, situées en Italie. Le groupe algérien a signé jeudi un accord dans ce sens avec le groupe indien JSW de Saijan Jindal, un des leaders mondiaux dans le domaine, rapporte le journal El Watan citant une source interne au groupe de Issad Rebrab.

“Le veto de la réglementation algérienne interdisant le transfert de devises à l’étranger pour les besoins d’investissement avait marqué un tournant dans les investissements de Cevital en Italie. Le groupe Cevital et l’indien JSW comptent maintenant boucler leur opération dans un délai de 45 jours”, indique la même source.

Les autorités italiennes imposent à l’aciériste indien de reprendre l’ensemble des 2200 travailleurs de Piombino, mais aussi de réaliser les investissements nécessaires qu’exige le nouveau port. Elles puisent ainsi dans le projet présenté par Cevital en 2014, alors en lice pour la reprise des aciéries contre la candidature du groupe JSW, dont l’investissement prévu était déclaré moins intéressant que celui de Cevital.

Pour réaliser les investissements nécessaires, le patron algérien a demandé des autorisations à la banque d’Algérie pour qu’il puisse transférer des fonds d’Algérie. Mais les autorités monétaires du pays ont refusé d’accéder à cette demande.

Saïd Sadia