Le ministère du Commerce a frappé encore. La liste des produits interdits à l’importation vient de s’allonger. Désormais,  les Algériens n’ont plus le droit d’importer plusieurs types de biscuits. Ces produits populaires et très prisés par les Algériens disparaîtront des rayons de nos supérettes. 

Mais quels sont exactement les biscuits interdits dorénavant à l’importation ? Les nouvelles mesures du ministère du Commerce englobent les biscuits additionnés d’édulcorants, gaufres et gaufrettes dont les biscuits additionnés d’édulcorants entièrement ou partiellement enrobés ou recouvertes de chocolat ou d’autres préparations contenant du caco, les biscuits fourrés et autres ainsi que les gaufres et gaufrettes entièrement ou partiellement enrobés ou recouvertes de chocolat ou d’autres préparations contenant du caco et autres.

Les biscottes, pain grillé, hosties, cachets vides pour médicaments et similaires, pain traditionnel et autres produits assimilés (matloue koucha, kessra cheair…), pain azyme ou matzé, biscuits de mer et autres produits de la boulangerie ordinaire, produits de viennoiseries préparés par méthode traditionnelle (brioche, petit pain, croissant….), gâteaux traditionnels, gâteaux à base d’amandes, de noix, de pistache (beklawa, dzeriette, kenidlette….) ainsi que les gâteaux traditionnels et orientaux à base de farines, kaak, gâteau sec et mouscoutchou sont également inclus dans la liste.

Les autorités algériennes n’ont pas omis d’inclure dans la liste des produits suspendus à l’importation depuis le début de l’année 2018 les pâtes cuites à l’huile (sfendj, zlaba, kalb el louz, makrout….), les meringues, crêpes, quiches, pizzas précuites ou cuites et autres.

Officiellement, cette interdiction est un gel qui devrait être levé une fois que la situation financière du pays connaîtra une amélioration significative. Mais au train où vont les choses, ce gel risque de durer dans le temps car l’Algérie continue de perdre beaucoup de ses devises dans des importations excessives et très élevées. Jusque-là, aucune solution n’a été trouvée pour booster la production nationale, seule alternative à cette crise qui paralyse le pays.