Comme il a été rapporté auparavant par Algériepart, l’opposition algérienne cherche à fédérer toutes ses forces autour d’un seul candidat lors des prochaines élections présidentielles de 2019. Après avoir évoqué avec beaucoup d’insistance la figure de Mustapha Bouchachi, ancien député du FFS d’Alger et président de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH), les divers courants de l’opposition algérienne se tournent vers trois autres personnalités pour les convaincre de porter l’étendard de l’opposition en 2019. 

Selon les investigations d’Algériepart, Mustapha Bouchachi aurait refusé de s’engager dans ce combat politique en prévision des élections présidentielles de 2019 prétextant la nature “sournoise” du régime qui refuse de réunir les conditions politiques idoines et nécessaires à l’organisation d’une élection présidentielle libre et transparente.

Le retrait de Mustapha Bouchachi a incité les opposants algériens à rechercher de nouvelles personnalités aptes à porter le flambeau du changement. Et pour l’heure, trois noms sont évoqués dans les milieux de l’opposition algérienne. Il s’agit, selon les informations obtenues et confirmées par Algériepart, de Mouloud Hamrouche, l’ancien chef du gouvernement de septembre 1989 à juin 1991, Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement et plusieurs fois ministre de 1992 à 1996 ainsi que Abdelaziz Rahabi, ancien diplomate et ancien ministre de la Culture et de la Communication à la fin des années 90.

Les trois personnalités partagent une seule et commune conviction : “La mauvaise santé de Bouteflika tient le pays en otage”. Les trois personnalités sont respectées et appréciées par plusieurs partis de l’opposition. Ils bénéficient également d’un capital de sympathie auprès de l’opinion publique en Algérie. Toutefois, pour l’heure, aucun consensus ne s’est dégagé autour de l’une de ces personnalités. Certains partis politiques comme Jil Jadid militent pour que toute l’opposition algérienne soit unie autour de la candidature d’un seul de ces trois candidats jugés capables de renverser la vapeur et de défier le candidat du régime en place.

Et même si aucune décision officielle n’a été adoptée, cette nouvelle dynamique politique, certes discrète et clandestine, démontre tout de même que les grandes manœuvres de 2019 ont bel et bien commencé en Algérie.