Plus de 10 000 médecins résidents ont marché ce mercredi 28 février 2018, dans les rues de Constantine. Ils ont répondu à l’appel du Collectif autonome des médecins résidents Algériens (CAMRA). Les jeunes médecins ont battu le pavé pour montrer aux autorités algériennes qu’ils demeurent toujours unis et solidaires dans leur lutte, qui dure depuis près de trois mois. 

De nombreux manifestants ont réussi à rejoindre Constantine en trompant la vigilance des services de sécurité qui ont quadrillé toutes les routes vers la capitale de l’est Algérien. Plusieurs médecins résidents ont été interpellés à Tizi-Ouzou. Ils ont été arrêtés et embarqués dans des camions de la Police avant d’être relâchés en pleine nature à Bouira. D’autres médecins résidents ont été interpellés et bloqués sur l’autoroute est-ouest. L’objectif de ces manœuvres est d’empêcher le maximum de médecins résidents de rejoindre Constantine où le CAMRA avait prévu d’organiser une immense marche à partir du CHU Ibn Badis.

Dans un communiqué rendu public mardi soir suite à la réunion du bureau national du CAMRA organisée à Sétif, les représentants des médecins résidents ont dénoncé et condamné le traitement musclé réservé à leurs collègues à Tizi-Ouzou. Le CAMRA a également annoncé que la grève est maintenue et continue d’affirmer que les plus récentes discussions avec le ministère de la Santé n’ont pas abouti à des résultats concrets et satisfaisants. La crise est donc bien partie pour durer…