L’étau se resserre de plus en plus autour de Chakib Khelil. Deux de ses proches, à savoir Farid Bedjaoui et Omar Habour, risquent de grandes peines de prison. Le procureur du tribunal de Milan, en Italie, a requis des peines allant de 5 à 8 ans pour les principaux suspects dans le procès Sonatrach-Saipem.

Lors d’une audience qui s’est déroulée lundi, le procureur de Milan a requis huit ans de prison contre Farid Nourredine Bedjaoui, un homme de confiance de l’ex-ministre Khelil et neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, quatre ans et dix mois de prison contre Samir Ouraied, un proche de Farid Bedjaoui, et six ans contre Omar Habour, accusé d’avoir participé au blanchiment. Ce dernier est également un proche de l’ancien ministre de l’Energie, Chekib Khelil. Il fait déjà objet d’un mandat d’arrêt international.

Dans le volet italien, des amendes de 900.000 euros ont été requises contre les compagnies italiennes Eni et Saipem, et plus de six ans de prison contre l’ex-patron d’Eni, Paolo Scaroni. « Il y a un groupe criminel organisé avec une composante franco-algérienne et de l’autre une structure organisationnelle » à l’intérieur d’Eni et Saipem, a estimé le procureur, en affirmant qu’Eni avait « donné la possibilité à Scaroni de gérer en autonomie totale « les rapports avec Farid Noureddine Bedjaoui », a indiqué le procureur, cité par l’AFP.

« Quand les peines requises sont très élevées, c’est pour soutenir des éléments d’accusation très faibles. Dans ce cas, les preuves sont complètement inexistantes », a déclaré à l’AFP l’avocat de M. Bedjaoui, Marco De Luca. La semaine dernière, le procureur de Milan avait indiqué que des preuves accablantes « existaient » dans cette affaire.

Saïd Sadia