Trois jours après la publication d’un rapport de l’ONG Amnesty international, le gouvernement algérien réagit. Dans une déclaration reprise par l’APS, le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères s’est montré particulièrement remonté contre l’organisation de défense des droits de l’Homme.

M. Benali Chérif, a en effet indiqué que « le Gouvernement tient à déplorer le fait   que dans son chapitre consacré à l’Algérie, ce rapport n’ait pu, encore une fois, porter un regard objectif sur la réalité de la situation des droits de l’Homme » dans le pays. Il a regretté « les contrevérités et autres allégations infondées mentionnées dans ce rapport » qui « ne font regrettablement que reproduire mécaniquement des stéréotypes désuets, d’appréciations partiales et de conclusions simplistes ».

Plus précis, le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères a indiqué que « les allégations se rapportant à l’exercice des droits de liberté d’expression et de réunion, de la liberté d’association, de la liberté de religion et de conviction ou encore des droits des réfugiés, des migrants et des travailleurs s’inscrivent en droite ligne des errements auxquels nous a malheureusement habitués aux errements qui disqualifient irrémédiablement ce rapport dont le manque de cohérence, résultat de l’amateurisme tout autant que des préoccupations médiatiques immédiates d’AI, est foncièrement évident ».

Jeudi dernier, Amnesty International a notamment accusé le gouvernement algérien d’entrave au droit de réunions et qualifie l’Algérie de pays peu « accueillant » des migrants et réfugiés.

Saïd Sadia