Les véhicules neufs sont chers, très chers en Algérie ! Et le ministère de l’Industrie a reconnu ce dimanche cette vérité amère. 

Mustapha Abdelkrim, conseiller au ministère de l’Industrie, est intervenu ce dimanche matin sur les ondes de la Radio Chaîne III pour livrer les raisons ayant conduit à l’augmentation vertigineuse des prix des véhicules neufs sur le marché algérien au cours des trois ou deux dernières années.

Selon ce haut responsable du ministère de l’Industrie, tout a commencé à partir de 2015 lorsque l’Etat a imposé l’obligation aux concessionnaires algériens d’introduire de nouveaux équipements de sécurité dans les véhicules importés ou montés en Algérie. Ensuite à partir de 2016, la la dévaluation du dinar au cours de cette période qui se situe entre 20 et 30 % a aggravé les prix des voitures neuves. Une augmentation qui va monter crescendo avec l’entrée en vigueur de des licences d’importation introduites au début de 2016.

Aujourd’hui, pour espérer une baisse conséquente des prix des véhicules neufs, il faut développer obligatoirement de la sous-traitance qui permettra de fabriquer des pièces détachées en Algérie au lieu de les importer en devises depuis l’étranger. D’ailleurs, la valeur des importations des kits CKD/SKD, destinés au montage des véhicules, affiche un montant de « 1,6 milliard de dollars », à la date du 24 février 2018. Un chiffre qui risque de monter encore en puissance avec l’entrée en production des futures nouvelles usines d’assemblage dans les semaines, voire les mois à venir.

Pour remédier à cette situation, l’Etat envisage l’organisation, les 5 et 6 mars prochains, des premières Journées techniques nationales de la sous-traitance automobile.

Plus de 500 participants prendront part à cette rencontre, « la première du genre », souligne M. Abdelkrim, qui sera une occasion, ajoutera-t-il, « pour écouter les préoccupations des sous-traitants et créer des relations d’affaires, avec certainement des contrats qui vont être signés à la fin de ces journées techniques ».