Pressé par le gouvernement italien, Issad Rebrab a été contraint de céder son investissement après son incapacité à redresser les aciéries Luccini à Piombino.

Le groupe Cevital et le groupe Indien Jindal Steel & Power (JSW) ont trouvé un accord pour le transfert de propriété des actifs de l’ex-Lucchini.

Ne pouvant plus assurer les promesses tenues, le groupe algérien est prêt à vendre l’ensemble du site de production de Piombino (désormais contrôlé par la société Aferpi) à Sajjan Jindal, le patron du groupe Indien JSW.

Une lettre d’engagement doit être ratifié par les conseils d’administration respectifs ce qui prendra environ trois semaines.  » L’accord pour le transfert de propriété a été signé le 23/02/2018 » a déclaré le Ministre Italien du Développement, Carlo Calenda,  » la clôture du dossier est prévue pour la fin mars ».

Prudent tout de même, le Ministre Italien a affirmé  » Tant que je ne vois pas les signatures, il y a toujours des risques. Nous attendions la signature de Jindal, mais il était en Corée du Sud et retourne en Inde où il doit réunir le conseil d’administration. Ils détiennent le document signé par la partie algérienne’’.

Des sources proches de Jindal en Italie ont indiqué que « Il y aura bien une signature, nous sommes de bonne foi, nous n’avons plus qu’à définir les détails ».

À son tour, le président de la région de Toscane, Enrico Rossi, a indiqué que « les Indiens ont demandé du temps pour faire des recherches sur les termes de l’accord ».

Comme nous l’annoncions dans nos précédentes publications, les négociations entre le représentant de JSW en Italie, Virendar Bubbal et le PDG de Cevital, Said Benikene se sont poursuivies au cours des dernières semaines sans jamais vraiment aboutir, les discussions butant sur le prix de cession.

C’est donc pressé par le gouvernement, irrité par la perte de temps du responsable de Cevital, que l’accord de cession a finalement été imposé.

Ainsi donc, et comme Algeriepart le prévoyait dans ses commentaires à ce sujet, Issad Rebrab enregistre un échec cuisant dans son aventure italienne.

Loin de nous en réjouir comme le pensent beaucoup, il nous semble au contraire important pour l’homme le plus riche d’Algérie de tirer les leçons de cet échec.

L’investissement ne devrait pas être algérien, à l’instar de son projet d’usine de production de véhicules de marque Toyota, à l’heure ou la crise touche de plein fouet notre pays?

Notre préférence penche plutôt vers des réponses patriotiques et viables.