Le 23 Février 2017, les représentants des étudiants en pharmacie avaient été reçus par le ministre de la santé Abdelmalek Boudiaf, après une grève de plus de quatre mois.

Ces étudiants avaient présenté des revendications claires tels : la révision de la réforme des études en pharmacie entamée en 2011, le rééchelonnement de leur catégorie, des stages dans des structures hospitalières pilotes, la création de nouvelles spécialisations en pharmacie clinique, l’adaptation du statut du pharmacien par la création de nouvelles spécialités dans le domaine industriel ou clinique.

Le Ministre avait indiqué prendre en charge nombre de ses revendications et de mettre en place une commission chargée du suivi des décisions promises.

Une année après, les membres de la coordination nationales des étudiants en pharmacie ont à nouveau demandé une audience au Ministre de la santé Mr HASBELLAOUI, dans un courrier que nous mettons à votre disposition.

Dans cette lettre datée du 18/02/2018 et adressée au Ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, les étudiants reviennent sur un ensemble de revendications qui, semble-t-il, n’ont pas été suivies d’effet.

Il s’agit de l’application de la loi qui impose le recrutement d’un pharmacien-assistant dans les pharmacies ou encore l’application du passage à la 14 catégorie, en passant par un nouveau système d’implantation des officines ou l’installation d’inspections dans le secteur de la pharmacie et enfin de la création de postes pour les docteurs en pharmacie.

A titre d’exemple le système de numerus clausus qui limite les installations des officines a été défini dans un arrêté et fixé à 1 officine de pharmacie pour 5.000 habitants. Or la population algérienne qui a dépassé les 41,4 millions d’habitants dispose selon le conseil de l’ordre près de 10.866 officines contre 10.761 selon le SNAPO (en 2016).

Cela constituerait un rapport d’une 1 officine pour 3 718 habitants si on devait prendre en compte les chiffres du conseil de l’ordre, une réforme du système actuel est donc impérative.

Les étudiants espèrent, après leur entrevue avec le secrétaire général du Ministère, une prise en charge de leurs doléances dans la sérénité.

Le secteur de la santé est on ne peut plus en ébullition et la tutelle semble dépassée tant elle peine à mettre en place une véritable organisation et une gestion saine, adaptée aux évolutions et besoins de ce secteur névralgique.

Jusqu’à quand?