L’Association Nationale des Praticiens Hospitalo-Universitaire (ANPHU) de professeurs proche de l’âge de retraite n’ont apparemment pas accepté les résultats du concours de chefferie de service en 2014 qui a vu l’arrivée de jeunes professeurs à ces postes tant convoités.
Le Président de l’ANPHU, qui est le professeur BESSAHA, Médecin Légiste à l’hôpital de Béni-Messous, est en conflit ouvert avec le Président du SNECHU d’Alger, Le Pr Rachid BELHADJ.
Le syndicat que préside ce dernier, est pour le départ à la retraite à 65 ans des professeurs de médecine, ce qui n’enchante guère les membres de l’ANPHU...  
Ces professeurs, ayant dépassé pour certains les 65 ans, utilisent aujourd’hui le mouvement de grève entamé par les médecins résidents pour régler leurs comptes avec le syndicat national des enseignants-chercheurs Hospitalo-Universitaire (SNECHU), qui lui se tient à côté des résidents et continue de les soutenir dans leur action.
Mais pourquoi cette animosité ?
Il faut dire que les résultats du concours de 2014 ont vu le Professeur BELHADJ Rachid prendre la tête du service de médecine légale au CHU Mustapha.
 

 »Le professeur BOULAASSEL du CHU de Tizi-Ouzou visait le CHU de BAB EL OUED et ne l’a pas obtenu selon les résultats du dernier concours 2016 de chefferie alors qu’auparavant le professeur BESSAHA lui visait le CHU de MUSTAPHA BACHA et ne l’a pas obtenu » nous indique une source qui requiert l’anonymat. 

Dans une déclaration, le Président de l’ANPHU, le Pr Madjid BESSAHA, affirme avec des mots très agressifs ne pas écarter  »la main malveillante du SNECHU dans le pourrissement de la situation et qui en tire profit…. »
Suite à nos recherches, nous avons pu comprendre que les professeurs hospitalo-universitaires ne bénéficient, une fois à la retraite, que de 55% de leurs salaires :
«C’est pourquoi, nous revendiquons, pour notre part qui avons un bac+20 années d’études, une retraite au même titre que les cadres de la nation et un plan de carrière bien défini», a précisé le professeur BESSAHA.
Ainsi donc, ce qui semble être mû par de simples considérations liées à un aspect de confort financier personnel fournit à l’ANPHU un prétexte pour torpiller un mouvement national prônant des revendications légitimes pour nos jeunes médecins !