Interpellé le 8 janvier dernier au petit matin à Londres, le sulfureux Alexandre Djouhri est au coeur de tous les dossiers les plus brûlants : financement libyen de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, ventes suspectes d’armes à l’étranger, ou la revente au prix fort d’une villa lui appartenant à Mougins (Alpes-Maritimes) à Béchir Saleh – directeur de cabinet le principal argentier du régime libyen de Kadhafi, etc., le nom de cet homme d’affaires franco-algérien a été cité à maintes reprises dans les enquêtes publiées par de nombreux titres de la Presse française. 

Mais pour Alger, toutes ces accusations et soupçons ne relèvent que d’une campagne de dénigrement menée depuis des années par des médias français dont la figure d’Alexandre Djouhir dérange au plus haut point en raison de ses connexions très fortes avec de nombreux politiques français comme  Claude Guéant et plusieurs autres caciques de la droite française.  “Alexandre Djouhri a toujours été loyal avec l’Algérie. Et il a toujours aidé et servi la cause de son pays natal. Les autorités algériennes vont tenter de le défendre coûte que coûte”, nous confie une source sécuritaire algérienne très proche de l’homme d’affaires franco-algérien et bien introduite au sein des centres de décision du sérail algérien.

“L’Algérie n’a pas abandonné Alexandre Djouhri et ne compte pas l’abandonner”, assure encore notre source selon lequel les hauts responsables algériens ont toujours témoigné leur gratitude à l’égard de ce businessman et homme des réseaux considéré comme l’un des piliers de la “Franceafrique”. “Son attachement à la France ne l’a pas empêché de défendre les enjeux importants des relations franco-algériennes et plusieurs Algériens établis à l’étranger ont bénéficié de son aide précieuse. L’Etat algérien a toujours trouvé en lui l’indispensable conseiller pour mener plusieurs projets délicats et vitaux pour la sécurité nationale”, explique une nouvelle fois notre source. Algériepart a appris également que plusieurs hommes d’affaires algériens ont participé à la collecte de l’argent nécessaire pour payer à la justice anglaise la caution de 1,13 million d’euros afin d’obtenir la libération conditionnelle d’Alexandre Djouhri.

Ces informations confirment la crédibilité et le respect dont jouit à Alger l’apporteur d’affaires français qui bénéficie d’après une note de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), du soutien de la plupart des clans au pouvoir algérien. Djouhri était aussi proche du puissant général des années de plomb Larbi Belkheir, décédé en 2010. Il a même été invité à une soirée à la résidence de France à Alger, à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron.

Et aujourd’hui, pour Alger, il n’est pas question de lâcher cet “héros”…