Malgré les pressions, le Cnapeste (Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et tertiaire de l’Education nationale) ne lâche pas prise. Isolé et vilipendé partout, le syndicat des enseignants poursuit son mouvement de protestation.

Dans un communiqué diffusé dimanche matin, le Cnapeste indique que l’attitude du ministère de l’Education nationale, qui a commencé à faire des ponctions sur salaires, les pousse à poursuivre la grève. « Le ministère poursuit dans la politique de fuite en avant et dans la discrétisation du mouvement de protestation auprès de l’opinion publique ainsi que dans les mesures de sanction contre les grévistes », indique le document.

Dans certaines régions, comme à Blida et Béjaïa où la grève dure depuis plus de trois mois à cause notamment de conflits entre les enseignants et les directions locales de l’Education, des enseignants n’ont pas touché de salaires depuis tous le début de cette grève. Ce qui ne les empêche pas de poursuivre leur mouvement.

A Béjaïa, où le conflit entre les enseignants et la direction locale de l’Education perdure, certains enseignants ont cédé à la pression et ont repris le travail. Ils ont répondu aux appels des parents d’élèves et des autorités.

Dans la soirée, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, devait recevoir dimanche soir les délégués de certains syndicats qui ont déjà déposé un préavis de grève pour le 20 et 21 février.

Saïd Sadia