Le colonel Mustapha El Habiri dirige la Protection Civile depuis de nombreuses années. Il fait partie des caciques du régime algérien qui sont toujours confortés dans leurs fonctions en dépit de leur âge avancé. Et comme de nombreux autres hauts responsables du pays, ses enfants ont tenté de se lancer dans le business cherchant la bonne fortune et espérant vivre une véritable success story. 

Or, le fils du colonel Mustapha El Habiri n’a pas réussi à profiter des relais et réseaux de son père pour fructifier ses affaires et réussir ses investissements. Preuve en est, en France, El Habiri Kamel a été contraint de fermer son entreprise et de liquider ses affaires. Et pourtant, en novembre 1995, le fils du colonel Mustapha El Habiri avait misé grand sur son affaire, l’entreprise Vecteur, spécialisée dans le commerce de gros.  Le siège social de cette entreprise est situé à Rousset, une ville française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, au sud de la France.

Après avoir radié son entreprise, Kamel El Habiri se rabat sur son business en Algérie : l’Eurl El Habiri Kamel Carrière à Ghardaïa au sud du pays. Extraction de roches, extraction de sable, graviers, argile et céramiques, production de minerais non-métalliques, Kamel El Habiri développe tous azimuts son affaire pour en faire un business florissant.

Mais la chance ne sera toujours pas au rendez-vous lorsqu’il tentera de s’associer avec Ali Haddad, le milliardaire et patron du FCE, ainsi que le fils du défunt général Larbi Belkheir, pour lancer une marque d’eau minérale à Ghardaïa. La marque Hassi Lefhel ne verra pas le jour car les analyses de l’eau de cette source n’ont pas permis son exploitation. L’entreprise d’Ali Haddad, de Kamel El Habiri et d’Ahmed Lamine Belkheir sera dissoute en 2011. Comme quoi, pour réussir en Algérie, il ne suffit pas d’être uniquement le fils d’un dirigeant politique.