Quelques jours après la parution de notre article du 28 Novembre 2017, le groupe ACS filiale de TONIC a dépêché une équipe d’audit en date du 02 Décembre 2017.

Les auditeurs n’ont à ce jour remis ni rapport d’audit, et aucune mesure n’a été prise relativement aux entorses de gestion, vol de fournisseurs, de missions injustifiées à l’étranger…

Ce résultat était prévisible vu que l’analyse des comptes de l’entreprise n’a duré qu’une demi-journée et un samedi de surcroit’’ nous a déclaré une source interne.

Algeriepart poursuit son enquête sur la situation de l’entreprise TONIC Industrie, et revient avec de nouvelles révélations sur des malversations, des détournements et un constat de la mauvaise gestion pratiqués au sein de cette entreprise.

 

L’Affaire WILFRIED HEINZEL

 

Un contrat a été signé avec l’entreprise Autrichienne WILFRIED HENZEL en date du 11 /07/2017, pour un montant de 831 000 Euros

Pourtant, au niveau du PV de la commission des Marché de l’entreprise que nous mettons à votre disposition, le visa date du 31/08/2017, soit deux mois après la signature du contrat…

Le choix un fournisseur s’est fait avant l’approbation de la commission des marchés.

Première grave entorse à la réglementation et qui peut s’apparenter à une évidente suspicion de détournements de marché public.

Plus grave encore, dans la correspondance du 19 Juillet 2017, adressée à la Directrice des Finances et de la comptabilité, le Directeur des Approvisionnements considère même que le PV de la Commission des marchés n’est qu’une procédure administrative interne dès lors que le contrat commercial a été signé…

Un non-sens réglementaire qui en dit long sur le laisser-aller au niveau de l’entreprise publique TONIC Industrie SPA.

Comment le PDG, BENSALEM Djamil, peut-il cautionner une transaction à l’international pour un montant de 0.831 Million d’Euros en gré à gré, sans avoir obtenu l’accord de la commission des marchés, accord intervenu que deux mois après signature du contrat ? 

 

L’Affaire BHS Allemagne

 

La Direction Générale de TONIC Industrie a conclu une transaction à l’International avec l’entreprise BHS Allemagne pour un montant de 45 000 Euros.

Comme vous pouvez le remarquer sur les ordres de virements que nous mettons à votre disposition, TONIC Industrie a procédé à deux demandes de paiement pour ce même fournisseur dans un intervalle de 3 Jours.

D’abord le 19 Juin 2017, date à laquelle le PDG a signé un ordre de virement de 33 650,04 EUROS en CPT Aéroport.

Puis le 22 Juin 2017 où le PDG signe un autre ordre de virement pour 10 378,50 EUROS en CPT Aéroport.

Ces deux ordres de virements pour la même opération commerciale ont en fait été établis alors qu’aucun contrat d’achat n’avait alors été signé avec le fournisseur BHS Allemagne, comme le stipule la correspondance de la Direction des Finances et de la Comptabilité qui y déplore l’absence de notification bancaire d’un avis d’arrivée de la marchandise…

Le PDG a pourtant déclaré sur l’honneur sur le document ci dessus que toutes les conditions légales et réglementaires liées à cette importations sont réunies !

C’est grâce à un contrôle interne que la fraude, tendant à contourner la réglementation et accorder le marché à BHS Allemagne, a été découverte et le dossier rejeté.

La marchandise ne peut être récupérée sans un contrat définissant les modalités détaillées de la transaction…

A ce jour, et depuis le 27 /06/2017, la marchandise est encore au niveau de l’aéroport d’Alger ou les couts de surestaries s’élèvent à plus de 6 fois les coûts d’acquisition.

Le PDG du Groupe ACS, BENBEDKA contrôlant le PDG de TONIC Industries, aurait dû mettre fin à ces pratiques persistantes.

Le Président Directeur Général de TONIC Industries, ne cesse d’affirmer que Le Président Directeur Général du Groupe ACS, Monsieur BENDEBKA Abdelghani est son ami et que rien ne peut l’inquiéter, Il se dit intouchable’’ a ajouté la même source.

Monsieur le Ministre de L’industrie et des Mines et les services de Monsieur le Premier Ministre, devraient intervenir pour mettre fin à ces pratiques, qui s’apparentent à des actes de malversations et détournement au sein d’une entreprise publique, à un moment ou l’Algérie manque cruellement de devises. 

Nous reviendrons dans nos prochaines éditions avec des dossiers sur de troublantes transactions au sein de TONIC Industries.