C’est une véritable cacophonie ! Après avoir reçu et dialogué avec les représentants des médecins résidents, les députés algériens reculent et se démarquent de ce mouvement de contestation qui commence à inquiéter le plus haut sommet du pouvoir. 

Dans un document obtenu par Algériepart, les présidents des groupes parlementaires de plusieurs partis politiques dont le FLN, le TAJ, le MPA et même les députés du groupe parlementaire des indépendants ont signé un appel commun où ils demandent aux médecins résidents de suspendre leur grève pour rejoindre leurs postes de travail.

Et pourtant, la veille, le président de l’APN, Said Bouhadja a promis aux médecins résidents de jouer le médiateur avec le gouvernement pour porter leurs revendications aux décideurs. Une réunion importante devait se tenir jeudi prochain entre le président de l’APN et les délégués des médecins résidents.

Il s’agit d’une véritable volte-face qui soulève de nombreuses interrogations puisque dans cet appel commun à tous ces groupes parlementaires, les députés affirment soutenir d’abord et avant-tout le gouvernement et le programme du Président de la République.

Ces députés appellent même les autorités à faire preuve de “sévérité” face à tous les mouvements de grève qui ébranlent en ce moment le pays. Pour nuancer leur position, ils se contentent de demander au gouvernement de prendre en charge les revendications légitimes des grévistes.

Une position contradictoire et incompréhensible au regard des développements dangereux de la crise des médecins résidents algériens. Les députés refusent, ainsi, de jouer le rôle de véritables représentants de leurs électeurs et préfèrent courber l’échine devant le gouvernement. C’est inquiétant !