La contestation des médecins résidents a bouleversé l’échiquier politique algérien au plus haut sommet du pouvoir. Cette crise dépasse, désormais, le ministère de la Santé. Les médecins résidents ont forcé les autorités algériennes à relancer les négociations pour aboutir à la satisfaction de leurs revendications. 

Et c’est le président de l’APN, le parlement algérien, Said Bouhadja qui va se charger de jouer le rôle du médiateur entre les médecins résidents et le gouvernement. Le premier responsable de l’APN s’est engagé à accomplir cette mission ce lundi lorsque des centaines de médecins résidents ont réussi à vaincre le blocus sécuritaire pour manifester dans les rues de la capitale Alger en marchant jusqu’au siège du parlement.

Selon les informations recoupées par Algériepart, Said Bouhadja a demandé aux médecins résidents de lui fournir la liste de toutes leurs revendications en précisant les points sur lesquels ils n’ont pas abouti encore à un accord satisfaisant avec le ministère de la Santé. Une réunion est prévue entre les délégués des médecins résidents et le président de l’APN jeudi prochain, a-t-on encore appris.

Said Bouhadja est, désormais, le nouvel interlocuteur des médecins contestataires qui font bouger les lignes au sein du régime politique. Le Président de l’APN va tenter de convaincre le gouvernement de prendre en considération toutes les réclamations des médecins résidents. Il pèsera de tout son poids pour que les autorités algériennes consentent à de nouvelles concessions. C’est la dernière chance pour désamorcer une crise qui risque de s’aggraver encore dans les jours à venir.