Alors que l’on croyait Sonatrach et le groupe italien ENI, blanchis dans les affaires de corruption dont on les accusait, voilà que la police milanaise vient de relancer cette affaire.

La justice italienne vient de procéder, il y a quelques jours à l’arrestation de plusieurs avocats et magistrats, au motif qu’ils auraient manipulé plusieurs procès afin d’innocenter les dirigeants du groupe italien ENI, accusés de corruption pour l’obtention de contrats avec différentes entreprise étrangères dont Sonatrach.

L’agence de presse italienne ANSA a indiqué que l’ancien directeur du service juridique : Massimo Mantovani ainsi que Piero Amara, l’avocat du groupe ENI ont été arrêtés avec quinze autres personnes suite à la perquisition des bureaux de la compagnie pétrolière italienne opérée par la police milanaise en début de semaine.

Massimo Mantovani est accusé d’avoir dirigé de manière partiale les enquêtes jusqu’en octobre 2016, la justice l’accuse même de faire partie d’une association criminelle et d’avoir produit de fausses informations…

De même, un magistrat a été arrêté dans le cadre d’une enquête suite à la découverte des agissements liés à des opérations de corruption, fraude fiscale et de …manipulations des procédures judiciaires.

La justice estime avoir été trompée dans le but de disculper des responsables impliqués dans le fameux scandale ENI et Sonatrach mais touchant également la société pétrolière nigériane.

Ainsi donc, l’affaire risque fort d’être relancée et voir l’ex Ministre de l’Energie Chakib Khelil retrouver le chemin du tribunal italien en tant qu’accusé, alors qu’il avait été innocenté en janvier 2015.

Par ailleurs, ce nouveau rebondissement risque de mettre la compagnie d’hydrocarbures algérienne dans l’embarras, elle qui avait signé à Alger un mémorandum d’entente sur les énergies renouvelables avec le groupe italien ENI en Décembre 2017.

Le nombre des affaires judiciaires liés à l’entreprise italienne ENI dirigée par Claudio Descalzi ne cesse d’augmenter, après le Nigeria et l’Algérie, c’est au tour du…Congo.

Aujourd’hui 09/02/2018, une nouvelle enquête judiciaire a été ouverte par le bureau du procureur à Milan contre l’ENI pour corruption internationale au Congo.

Rappelons que Claudio Descalzi, le PDG d’ENI, est marié à une congolaise : Madeleine Ingoba que l’on dit proche de la famille Sassou.

Cette fois-ci les soupçons de corruption concernent des accords signés entre ENI Congo, de 2013 à 2015, et le Ministère des hydrocarbures Congolais ainsi que la procédure ayant abouti au choix d’entreprises avec lesquelles la société ENI a parachevé un partenariat.