C’est une décision historique qui fera date ! Ce jeudi, à la surprise générale, le Conseil constitutionnel français a étendu « le droit à des pensions aux victimes d’actes de violence pendant la guerre d’Algérie à l’ensemble des personnes qui résidaient alors dans le pays, quelle que que soit leur nationalité ». 

Comme l’explique l’AFP, les membres du Conseil constitutionnel français qui a une grande autorité sur l’ensemble des institutions françaises, ont censuré les mots « de nationalité française » qui réservaient jusqu’alors ces avantages aux seules victimes françaises.

En censurant les mots « de nationalité française », qui réservaient ces pensions aux seules seules victimes françaises, les sages de cette institution française reconnaissent ainsi les victimes qui résidaient dans le pays au moment du conflit, quelle que que soit leur nationalité.

Les Algériens peuvent-ils donc demander des réparations et des pensions en compensation des violences et crimes dont ils ont été victimes au cours de la Guerre de Libération (1954-1962) ? En toute vraisemblance, oui ! C’est du moins ce que laisse entendre cette nouvelle décision du Conseil Constitutionnel français qui intervient alors qu’Emmanuel Macron a assuré vouloir aller plus loin dans la reconnaissance sur la question de la mémoire liée à la colonisation, qu’il avait qualifiée de « crime contre l’humanité » pendant sa campagne présidentielle, rappelle enfin l’AFP.