“Il est très difficile de percer lorsqu’on est une femme” en Algérie. C’est le constat amer de la présidente de l’Association des femmes cadres Algériennes, Aïcha Kouadri. Cette dernière a dénoncé clairement, ce mercredi, sur les ondes de la radio Chaîne III, le conservatisme de l’administration algérienne. 

Aïcha Kouadri rappelle qu’en 1999, les femmes occupaient seulement 5% des postes de responsabilité dans l’administration, notant que ce pourcentage est passé, aujourd’hui, à 22%. De ce constat, elle relève que l’on est encore éloigné de l’article de la Constitution consacrant l’égalité hommes-femmes dans les postes de responsabilité. “Ce qui est choquant, souligne-t-elle, c’est de constater que celles-ci ne sont présentes qu’à hauteur de 22%  alors qu’elles représentent plus de 50% des cadres et cadres supérieurs”, dénonce-t-elle.

En 2018,  lorsqu’il y a une concurrence entre femmes et hommes dans un domaine, “c’est toujours l’homme qui passe” notamment en raison “des difficultés pour celles-ci de concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale”, a déploré enfin Aïcha Kouadri.