Le mois de février connaîtra des troubles sociaux. Alors que l’intersyndicale de la Fonction publique a annoncé une grève de tous les secteurs de la Fonction publique pour le 14 février, les syndicats des enseignants et des travailleurs de l’éducation nationale ont décidé, eux, d’observer une grève de deux jours les 20 et 21 février prochain.

Lors d’une rencontre tenue ce dimanche à Alger, les syndicats de l’Education ont, en effet, annoncé leur volonté de débrayer dès le 20 février prochain. Pourquoi ? En plus des revendications classiques qui se rapportent notamment aux statuts des enseignants et autres fonctionnaires, ces syndicats veulent demander l’amélioration du pouvoir d’achat et dénoncer « la remise en cause du droit de grève ». cette dernière revendication fait écho aux affirmations de la ministre de l’Education, Nouria Banghabrit, qui a plaidé récemment pour l’interdiction des « grèves illimitées » dans le secteur de l’éducation nationale.

Avant même ces dates, le Cnapeste –Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et de secteur tertiaire de l’éducation- observe une grève depuis plusieurs jours. Les membres de ce syndicat revendiquent notamment le respect des « accords signés » avec le ministère de l’Education. Dans sa réponse, Nouria Banghabrit clame que toutes les revendications des enseignants ont été satisfaites. Le bras de fer est donc bien engagé.