Pour tenter de calmer la colère des médecins résidents algériens et les persuader de cesser leur grève qui prend une dimension nationale, les autorités algériennes ont décidé ce dimanche de procéder à la réduction de 18 du nombre de spécialités concernées par le service civil.

Plusieurs spécialités vont être donc épargnées par le service civil auquel sont soumis les 13 mille médecins résidents algériens. Selon nos investigations, ces spécialités qui ne seront plus concernées par le service civil dans les régions isolées du sud et des hauts-plateaux du pays couvrent un large domaine de soins. Il s’agit, ainsi, de la Psychiatrie, rééducation fonctionnelle et réadaptation, biologie clinique, neurologie, pneumo-phtisiologie, biochimie, gastro-entérologie, épidémiologie et médecine préventive, médecine nucléaire et imagerie moléculaire, médecine du travail, rhumatologie, parasitologie mycologie, dermatologie vénérologie, chirurgie neurologique, cardiaque, thoracique et maxillo-faciale, hémobiologie et transfusion sanguine, et immunologie.

Les médecins résidents inscrits dans ces spécialités médicales ne devront plus quitter leurs régions pour passer entre 1 et 4 ans de service civil dans les régions de l’intérieur ou sud du pays. A travers cette mesure, le ministère de la Santé et le gouvernement espèraient désamorcer cette crise des médecins résidents qui met en péril le fonctionnement de nos hôpitaux.

Mais selon les premières réactions du Collectif autonome des médecins résidents Algériens (CAMRA), il semble que ce geste des autorité ne soit pas suffisant et n’a donc pas encore convaincu les grévistes. La crise risque de se compliquer encore dans les jours à venir.