L’entreprise Renadial a été créée en avril 2001, les 17 cliniques qui la composent sont une filiale des Industries médico-chirurgicales (I.M.C) appartenant à la Famille Abderrahim.

Le décret n°88-204 du 18 octobre 1988, fixant les conditions de réalisation, d’ouverture et de fonctionnement des cliniques privées, stipule dans son article 7, que la clinique est placée sous la direction effective et permanente d’un médecin.

Les cliniques privées, dont Renadial fait théoriquement partie, sont également régies par l’Arrêté N°07/MSP/du 25 MIN du 25 février 1995  fixant les normes techniques et sanitaires ainsi que les conditions de fonctionnement et d’exploitation des Centres d’Hémodialyse à titre privé.

Dans son article 5, il est clairement annoncé que la direction médicale du centre doit être assurée par un médecin spécialiste en néphrologie.

L’article 1 de l’annexe du même arrêté, fixant les normes techniques et sanitaires, impose la disponibilité d’un médecin dialyseur pour 25 malades.

Le médecin dialyseur pouvant être spécialiste en néphrologie, spécialiste en médecine interne ou en anesthésie réanimation ayant fait dans son cursus de la néphrologie et de l’hémodialyse, ou encore généraliste reconnu compétent en hémodialyse.

Dans tous les cas le médecin dialyseur doit être physiquement présent du début à la fin de la séance d’hémodialyse.

Or au niveau des cliniques Renadial de Rouiba et de Bainem ou nous nous sommes rendus, nous n’avons pourtant rencontré aucun néphrologue comme cela est exigé par la loi.

 »Au niveau de certaines cliniques, des patients ont rapporté que leurs néphrologues, constamment absents, consultent de nouveaux malades au sein même de la clinique monnayant finances’’ avait déjà déploré le Porte-parole de la Fédération nationale des insuffisants rénaux, Mohamed Boukhors.

Selon la même annexe de l’arrête N°07/MSP/MIN du 25 février 1995, il est exigé dans l’article N°2, la présence obligatoire de personnel paramédical formé au sein de ces structures.

Le personnel doit avoir effectué, au préalable, un stage de formation d’au moins trois (03) mois dans un centre d’hémodialyse d’un établissement hospitalier public, sanctionné par une attestation de compétence en hémodialyse délivrée par le chef de service.

Le même article fixe la présence d’un (01) agent paramédical pour trois (03) machines d’hémodialyse fonctionnelles.

La clinique Renadial d’hémodialyse de Rouiba possède 17 machines d’hémodialyse au premier niveau et 17 autres au second niveau.

Cela supposerait qu’il y’ait donc au moins 11 infirmiers si la clinique devait respecter les lois.

Ce n’est hélas pas le cas… Nous avons eu à constater la présence unique de 2 infirmiers, 1 par étage

 »Il y a une préférence pour le recrutement de biologistes par souci d’économie d’argent, Ils sont payés 32.000 DA au lieu des 47.000 DA pour les infirmiers, alors qu’ils ne sont même pas formés en centre d’hémodialyse’’ nous a indiqué une source interne

Une autre entorse à la loi sans que les cliniques Renadial ne soient inquiétées.

Les services de contrôle du Ministère de la Santé, de la CNAS et toutes les instances de contrôles sont-elles au fait de ces écarts dangereux pour la santé des malades et qui violent les lois sanitaires ?

 »Les agents de contrôle ne visitent jamais les salles de soins, quand ils sont là, ils montent directement au 3 étage, siège de la Direction Générale » Nous apprendra un employé de la Clinique de Rouiba

Mr Mohamed Boukhors avait déclaré lors d’une interview il y a plusieurs mois :

 »Aujourd’hui, ceux chargés de faire respecter les lois, les transgressent ! La circulaire n°25 du 24 septembre 2007, relative à l’organisation des activités dans les structures de santé privées, est très édifiante sur l’anarchie qui règne dans le domaine médical »

Que faut-il en penser…