C’est l’une des mesures les plus importantes de cette année 2018. Un projet est en cours de préparation au niveau des services du Premier-ministre, Ahmed Ouyahia, concernant l’exonération de la TVA au profit des opérateurs privés ayant lancé en Algérie des usines de montage des véhicules neufs en partenariat avec les constructeurs mondiaux. 

Ce nouveau projet, a appris Algériepart suite à ses investigations, portera sur l’annulation pure et simple de la suppression de la TVA à la vente d’un véhicule neuf assemblé dans les usines en marche sur le territoire national. La Présidence de la République a donné une instruction très ferme depuis le début de cette année 2018 pour réintroduire l’imposition de la TVA de 19 % sur les ventes des véhicules neufs. Cela signifie-t-il, pour autant, que les prix des voitures neuves vont prochainement s’envoler en raison de cette nouvelle décision en cours de préparation ?

Non, loin s’en faut, assurent nos sources. Le gouvernement va instruire les fabricants présents en Algérie de bloquer les prix des véhicules pour éviter toute nouvelle augmentation vertigineuse. Par ailleurs, les autorités algériennes vont procéder au prélèvement de la TVA directement à partir de la marge bénéficiaire des propriétaires des usines de montage. Ce mécanisme permettra, ainsi, au retour de la TVA de ne pas se répercuter négativement sur les prix des véhicules neufs.

La Présidence de la République a décidé d’adopter cette mesure pour mettre un terme au préjudice financier causé au trésor public. La suppression de la TVA à la vente des véhicules neufs a privé le trésor public de recettes fiscales très considérables. Sous l’égide du Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, cette future mesure est un sévère recadrage qui intervient à la suite de ce que les experts qualifient de bêtisé commise par Abdesslam Bouchouareb et Abdelmalek Sellal lorsque ces deux dirigeants étaient aux commandes du pays.

Ce sont, en effet, ces deux hauts responsables qui ont approuvé et mis en place cette suppression de la TVA à la vente au profit des usines d’assemblage des voitures neuves. Une anomalie dénoncée pendant longtemps jusqu’au point de saisir le plus haut sommet de l’Etat.

En Algérie, un malade souffrant du cancer doit payer des prestations (analyses, scanner – IRM…) et certains médicaments, obligatoirement avec une TVA qui profite au trésor public, mais peut s’offrir une voiture neuve sans verser de TVA… Un cas unique au monde.