Le retour d’Abdelmoumen Ould-Keddour à la tête de la Sonatrach est-elle un signe avant-coureur du retour des grandes majors américaines dans le domaine de l’activité pétrolière en Algérie ? Si cette éventualité n’est pas encore officielle, des indices permettent de répondre que « oui ».

A en croire les déclarations du Président-directeur général de Sonatrach, seule « l’absence d’attractivité » de la loi algérienne empêche ces grandes entreprises américaines de revenir en force dans le pays. C’est le cas de Exxon Mobile qui se dit « extrêmement intéressée » par l’investissement en Algérie, selon les propres aveux d’Ould-Keddour qui s’est exprimé à l’APS à l’issue d’un voyage aux Etats-Unis où il a participé à un important forum organisé à Houston au Texas.

« Nous avons tenu une réunion très positive avec les dirigeants d’ExxonMobil qui sont extrêmement intéressés de venir en Algérie », a-t-il indiqué. Ces intentions d’investissements marquent un regain d’intérêt pour le domaine minier algérien qui a « souffert ces dernières années d’un problème d’attractivité et dont les conséquences étaient apparentes dans les maigres résultats des appels d’offres pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures lancés par le secteur de l’énergie depuis 2008 « , a-t-il précisé.

Pour attirer les investisseurs américains, le patron de Sonatrach préconise de redynamiser la compagnie nationale. Aussi, « il faut qu’on soit dynamique, très attractif et prendre en   considération les problèmes des partenaires », a-t-il soutenu.

Le PDG de Sonatrach et l’ancien ministre de l’Energie, Chakib kheli, ont toujours soutenu que la Loi sur les hydrocarbures devait être « révisée » pour la rendre « plus attractive » afin d’améliorer les investissements étrangers dans le secteur des hydrocarbures.

Rappelons enfin que la compagnie américaine  Exxon Mobile est considérée comme la plus grosse compagnie pétrolière au monde. Avec un chiffre d’affaires de 257 milliards de dollars, pour un bénéfice de 16,2 milliards, elle est l’une des 10 entreprises comportant les plus importants bénéfices du monde (6e rang). Son chiffre d’affaires est très proche du PIB de l’Autriche et est ainsi supérieur à celui de 166 des 193 Etats, y compris l’Algérie, reconnus par l’ONU.

Saïd Sadia