Lorsqu’il a visité la Casbah d’Alger hier mercredi, Didier Reynders a été subjugué par la beauté et l’originalité du patrimoine algérien.  Ceci dit, le ministre belge a exprimé ouvertement ses regrets par rapport à la mauvaise gouvernance de notre pays. 

“L’Algérie a un potentiel touristique énorme, mais on ne sent pas une volonté de s’ouvrir autant que le Maroc ou la Tunisie par exemple”, a regretté ainsi Didier Reynders alors qu’il visitait la Casbah d’Alger. Le ministre belge des Affaires étrangères est arrivé mardi à Alger pour une mission de deux jours destinée à renforcer les relations bilatérales.

Sur le plan économique, Didier Reynders a regretté les blocages suscités par la loi 49/51. Il faut expliquer aux entreprises belges comment collaborer concrètement avec des partenaires locaux, parce que cette obligation est évidemment un frein”, a-t-il affirmé sur un ton marqué par la déception. Le chef de la diplomatie belge a plaidé également pour l’organisation d’une rencontre entre la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) et son équivalent algérien, le FCE présidé par Ali Haddad.

Cependant, en raison du rôle prépondérant de l’Etat dans l’économie algérienne, le dialogue avec les autorités est en tout cas crucial, a estimé enfin Didier Reynders. C’est dire que notre pays paraît toujours compliqué et difficile pour les partenaires étrangers.