La Belgique exerce des pressions sur les autorités algériennes pour convenir d’un accord qui lui permettra d’expulser les 500 détenus algériens se trouvant en ce moment au sein de ses prisons. 

Selon l’agence de presse belge Belga, le ministre belge des Affaires étrangères belges, Didier Reynders, s’est rendu depuis mardi à Alger pour discuter de cet axe majeur des relations bilatérales avec l’Algérie.

Alors que la Belgique plaide en vain depuis des années pour un accord de réadmission avec l’Algérie, qui lui permettrait d’y rapatrier automatiquement les Algériens sans documents de séjour, l’Algérie elle-même renvoie des milliers de personnes vers le Niger, “et pas uniquement des Nigériens”, a relevé à ce sujet Didier Reynders.

“La migration est d’abord un phénomène africain”, avec une pression très forte sur les pays du Mahgreb. D’où l’importance de définir des règles et de travailler avec ces pays pour investir dans les pays d’origine des migrants, a expliqué à ce propos le chef de la diplomatie belge.

L’agence Belga a révélé, dans ce sillage, que les prisons belges comptent quelque 500 individus qui se proclament de nationalité algérienne, dont une bonne partie entrés illégalement sur le territoire. En 2017, la Belgique a rapatrié plus de 70 Algériens, contre une dizaine à peine les années précédentes.

Au vu de ses propres défis migratoires, l’Algérie accepte de plus en plus de collaborer, aussi pour identifier ses ressortissants, se réjouit Didier Reynders, qui a convenu avec les responsables gouvernementaux algériens de resserrer les contacts entre services de sécurité, de renseignements et de police. Un nouveau poste d’officier de liaison de la police fédérale belge sera ainsi prochainement ouvert à Alger.