Les employés de l’opérateur de téléphonie mobile Ooredoo sont très inquiets pour leur avenir. La nouvelle Direction des ressources humaines peine à rassurer les employés de l’ancienne Nedjma de par les pratiques introduites.

A son arrivée, le nouveau PDG Mr Hendrik KASTEEL, décide de radicalement changer toute l’équipe acquise à l’ancien PDG Mr Joseph GED.

La politique de la nouvelle direction, que dictait la maison mère au Qatar, était d’éliminer toutes les largesses dont l’ancien PDG aurait été l’auteur.

Après avoir rencontré quelques profils potentiels, Mr KASTEEL décide de nommer, en Avril 2017, Mr Sabrou MALOUFI pour prendre la tête de la Direction des ressources humaines en remplacement de Mr Réda BENDEDOUCHE.

Mr MALOUFI, qui était Manager des ressources humaines au niveau de Toyota Motor Corporation, aurait, aussitôt installé, procédé au licenciement de plus de 13 Directeurs des ressources humaines, car trop proches de l’ancien responsable de cette direction…

 »Pour marquer sa présence, le nouveau DRH a ainsi décidé de se séparer de ceux qui avaient le plus d’expérience pour l’épauler et a préféré promouvoir des personnes qui n’ont rien à voir avec les ressources humaines, je vous laisse imaginer ce qui se passe au niveau de tous les services aujourd’hui.’’ Nous apprend une source interne.

Le groupe Ooredoo basé au Qatar a, selon nos informations, demandé à la Direction et au Responsable des Ressources Humaines de procéder à une diminution du nombre d’employés afin de réduire les charges de l’entreprise et dégager ainsi plus de profits. Un ratio a même été arrêté par la maison mère, qui est de 3% de la ressource humaine à licencier par an !

Sur un nombre de salariés équivalent à 3000 personnes, c’est un minimum de 90 personnes par année qu’Ooredoo doit remercier, ce qui aurait même permis à Mr MALOUFI d’engranger un bonus équivalent à plus de trois mois de salaires pour avoir atteint cet objectif !

Comment ne pas être inquiet dans ces cas là lorsqu’on est employé depuis si longtemps au sein de cet opérateur de téléphonie mobile, qui a par ailleurs atteint ses objectifs commerciaux en 2017 grâce à la mobilisation de tous.

C’est cette appréhension d’un futur incertain qui expliquerait qu’un syndicat ait été créé et des délégués syndicaux élus le 07/01/2018 afin de défendre les intérêts des employés d’Ooredoo, comme nous le montre le document que nous mettons à votre disposition ci-après.

 »Il est tout de même surprenant que des expatriés libanais puissent continuer à travailler au sein d’Ooredoo et ce depuis 14 ans au niveau des moyens généraux et logistique ou au niveau de la direction opérationnelle Engineering IT, sans être inquiétés alors que des algériens ayant largement ces compétences sont poussés vers la porte…’ nous affirme un syndicaliste.

Mr MALOUFI, que d’aucuns décrivent comme une personne irascible et manquant de professionnalisme, peine à faire l’unanimité autour de lui selon les aveux de ses propres collaborateurs.

 »Il indique sur son profil LinkedIn qu’il occuperait la fonction de Chief Officer ( Directeur Général Adjoint) en charge des Ressources humaines alors que son contrat lui assigne un niveau inférieur qui est celui de Directeur, ce complexe gène beaucoup son interaction avec les collaborateurs’’ assène un cadre d’Ooredoo.

Est-ce pour cette raison que Hendrik KASTEEL aurait, selon nos informations, avalisé la prise en charge des études du tout nouveau Directeur pour passer son MBA dans une école en Europe ?

Et alors, pourquoi, dans ce cas, avoir recruté une personne au prestigieux poste de Directeur en charge de la ressource humaine, alors que cette même personne ne serait pas totalement et correctement formée ?

Le plus surprenant, nous indique-t-on par ailleurs, est qu’après à peine six mois de présence au sein de l’opérateur Ooredoo, ce même Directeur des Ressources Humaines se serait vu octroyer un prêt de 3.000.000 de DA avec l’aval du nouveau PDG et cela en totale infraction avec la réglementation interne.

En effet, la procédure qui prévaut au sein d’Ooredoo ne rend pas Mr MALOUFI éligible à un prêt étant en période d’essai, d’autre part Il faut savoir qu’il existe une liste d’attente d’employés ayant, bien avant lui, déposé des demandes de prêts, à ce titre le système gère celles-ci par ordre de priorité selon l’ancienneté de la requête.

Hendrik KASTEEL, à son arrivée à la tête de l’opérateur de téléphonie mobile, avait pourtant juré de mettre fin aux politiques de favoritisme qui prévalaient, selon lui, au sein de l’entreprise et qu’il mettait injustement à la charge de son prédécesseur.

Il disait également que c’était cela qui déstabilisait Ooredoo. Pourtant à l’ère de Joseph GED jamais les employés n’avaient ressenti un tel malaise.

Nous reviendrons très prochainement avec d’autres informations sur la gestion chaotique qui prédomine chez Ooredoo.