Face à la colère des médecins résidents, le ministère de la Santé semble être impuissant. A l’issue de la rencontre de la commission chargée de proposer des solutions aux revendications des médecins résidents, le département de Hasbellaoui n’a formulé des propositions concrètes que sur des questions liées à la durée du service civil.

L’Inspecteur général du ministère de la Santé, Omar Beredjouane, a affirmé que la tutelle a accédé à de nombreuses préoccupations soulevées par les médecins résidents, en grève continue depuis plus de deux mois, notamment celle relative au service civil.

Le ministère de la Santé a seulement promis de réduire la durée du service civil selon les zones en le ramenant à une année voire moins dans certaines régions. Le ministère promet également de ne plus envoyer de médecins dans des régions dépourvues de moyens. Des propositions rejetées par les médecins.

Par contre, les représentants du ministère de la Santé reconnaissent que le reste des revendications ne relèvent pas de leurs compétences. « Le régime indemnitaire  n’est pas encore à l’ordre du jour des pouvoirs publics. Pour le moment, nous nous limitons aux dispositions du décret de 1995  portant sur les avantages et les indemnités octroyés aux différents corps d’Etats dont les médecins  exerçant dans  les régions du sud  dont  une indemnité spécifique, une indemnité de logement et des avantages dans  la progression de carrière », a indiqué le représentant du ministère de la Santé.

Il a conclu que le reste des questions relèvent des hautes autorités du pays. Autrement dit, l’intervention du Président de la République est devenue plus qu’urgente.  Les médecins résidents menacent désormais de ne plus assurer même pas le service minimum !

Saïd Sadia