Le conflit entre le ministère de la Santé et le syndicat des médecins résidents se corse. Les jeunes médecins, en formation, ont manifesté ce matin, de nouveau, à l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger. Certains d’entre eux ont même tenté de sortir dans la rue pour protester contre le blocage de leur situation.

Le gros de la manifestation s’est donc déroulé à l’Hôpital Mustapha d’Alger sans heurts. Les policiers, postés à l’extérieur de l’enceinte hospitalière, ne sont pas intervenus malgré leur mobilisation en nombre impressionnant.

Pendant que des dizaines de médecins protestaient, les délégués du CAMRA (Collectif autonome des médecins résidents algériens) ont quitté la table des négociations. La commission interministérielle, créée à l’effet de trouver une solution à la crise des médecins résidents, s’est réunie sans trouver de solution concrète. Ce qui a poussé les repentants des médecins à décider la poursuite du mouvement de grève entamé depuis plusieurs semaines.

Selon un membre du CAMRA,  les représentants du collectif se sont retirés de la réunion en raison de l’absence des représentants des ministères de l’Enseignement supérieur, des Finances et de la direction générale de la Fonction publique », ajoutant que « les discussions ont eu lieu avec les représentants du ministère de la Santé en l’absence du ministre qui se trouve à Cuba dans le cadre de la réunion de la commission mixte algèro-cubaine ». « Les réponses des représentants du ministère de la santé n’étaient pas convaincantes d’autant plus qu’ils ont examiné une seule proposition parmi les 24 formulées », a réagi le porte-parole du CAMRA, Mohamed Touileb.

En plus de la poursuite de la grève, certains médecins veulent aller plus loin : ils comptent désormais arrêter d’assurer le service minimum. Ce qui aura des conséquences  catastrophiques sur le système de santé.