Révélée par Algériepart, l’information concernant le nouveau méga-projet de l’homme d’affaires Ali Haddad, le patron du FCE, a suscité beaucoup d’enthousiasme dans le monde des affaires. Mais pas uniquement car, au delà, de ce monde très fermé, la future aciérie du patron de l’ETRHB à Annaba, semble redonner de l’espoir à toute une région moribonde frappée par le chômage endémique. 

“Cette aciérie est le seul projet industriel qui est programmé dans notre région ! C’est un véritable espoir car il va permettre d’offrir des emplois aux jeunes chômeurs qui grossissent les rangs des Harragas”, indique à Algériepart un élu de la wilaya d’Annaba qui a requis l’anonymat. Ce dernier déplore les critiques sévères et “pessimisme” de certains politiques qu’il accuse de vouloir “régler” leurs comptes avec le patron du FCE sur le dos “de la population d’Annaba”.

“Cette aciérie pourra également absorber de nombreux travailleurs du complexe sidérurgique d’EL-HADJAR dont la performance économique est quasiment nulle et qui risque de faire faillite s’il garde encore plus de 5000 salariés”, estime encore un acteur de la société civile  de la wilaya d’Annaba.

La future aciérie est un projet qui a été favorablement accueilli par de nombreux banquiers algériens. Ces derniers estiment qu’une aciérie de cette taille construite par Danieli est un bon signal envoyé par le patron du FCE aux investisseurs étrangers. “De tels projets améliorent l’image de l’Algérie et redonnent confiance aux investisseurs nationaux et étrangers. Ces derniers ont besoin de s’inspirer d’entrepreneurs qui donnent des exemples et partent à l’aventure dans des régions situées loin d’Alger et dans un contexte de crise financière. Cela signifie qu’il y a encore des perspectives prometteuses en Algérie”, commente un haut responsable d’une banque étrangère installée à Alger.

“Au moins lui il ne fait pas comme Rebrab qui transfère ses devises à l’étranger. Ali Haddad préfère créer des emplois dans son pays et contribue ainsi à diversifier l’économie nationale”, se réjouit un autre banquier qui appelle les autres hommes d’affaires algériens de suivre l’exemple d’Ali Haddad en se lançant à bras ouvert dans l’industrie.